Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Wanegaine Tching Tchong

Borderline

25 Juin 2015 , Rédigé par Battì Publié dans #Visites, #Guangxi, #Detian, #Frontière, #Vietnam

Après une nouvelle petite rallonge en bus, arrivée à Detian, sur la frontière sino-vietnamienne. Le site est intéressant à double titre : déjà les chutes sont vraiment très belles, et par dessus le marché, je trouve les frontières terrestres quelque peu fascinantes.

Attention, le site est fermé et il faut payer son billet d'entrée. 80 yuans.

Borderline

La rivière Guichun qui coule ici fait office de frontière. Rive gauche, c'est la Chine. Rive droite, le Vietnam et sa province de Cao Bang.

Borderline

Partout sur le site, des vendeuse à la sauvette vietnamienne. Plutôt que les refouler, les autorités ont simplement installé des panneaux demandant de ne rien leur acheter. De toute façon, elles ne vendent que des merdouilles sans intérêt. A part peut-être les clopes.

Borderline

Les chutes ont été soigneusement partagées.

Le côté vietnamien : gracile.

Borderline

Le côté chinois : imposant.

Borderline

On peut aller barboter dans l'eau tiède mais il est strictement interdit de se baigner pour de vrai.

Borderline
Borderline

Le site n'est pas victime de la saturation qui frappe à chaque week-end prolongé. Probablement un peu trop loin, trop excentré pour les masses.

Un chemin a été aménagé pour monter vers les étages supérieurs de la cascade. On y a une belle vue sur le Vietcong le nord-Vietnam.

Borderline

À mi-hauteur, un tout petit temple. On vient y assouvir sa superstition.

Borderline
Borderline

Le vallon est cultivé. C'est surtout du maïs.

Borderline

En haut de ce petit chemin, au delà de la frontière (terrestre, donc), moult échoppes de bric et de broc vendent babioles en tous genres. Artisanat industriel, café, cigarettes, boustifaille en tous genres dont raffolent les chinois... Tous les commerçants sont sinophones, mais l'accent vietnamien est facilement audible : une sorte de claquement, de nasalité, que j'avais déjà entendu dans Good Morning Vietnam. Ce n'est pas sans rappeler le thaïlandais.

Borderline

On se presse pour prendre la pose devant les deux bornes qui marquent la frontière. Pas de bousculade, l'ambiance est cool.

Borderline

Je demande aux commerçantes pourquoi il n'y que des touristes chinois, et pas de vietnamiens.

- Y a pas d'argent au Vietnam !

Motif légitime.

D'ailleurs, ceux qui se détendent en jouant aux cartes mettent sur la table des RMB.

Borderline
C'est très beau.

C'est très beau.

Une autre borne, au pied des chutes d'eau :

Borderline

Cette borne là n'est accessible que côté vietnamien, grâce à une passerelle. Or il y a des gens. Les vendeuses m'auraient bien un peu pris pour un con. Y a du fric au Vietnam aussi.

Borderline

Bon, pas de tampon sur mon passeport, mais techniquement ça fait un pays de plus.

Et c'est la deuxième fois que je franchis une frontière à pied.

La première fois ? C'était entre le Pérou et la Bolivie, et si ça se trouve un jour je le raconterai sur ce blog, parce que c'était foutrement rock n' roll.

Partager cet article

Commenter cet article

Benance 26/06/2015 22:06

Toujours aussi cool de te lire.
J'attend avec impatience l'anecdote concernant le passage de frontière entre le Pérou et la Bolivie.
A+

Battì 27/06/2015 11:30

Avec un peu de chance, je pourrai te la raconter face à face.